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Mégot, un concert en solidaire

Tout vient à point, paraît-il, à qui sait attendre. Dans la galaxie des artistes bisontins, il y a pourtant des retours qui font particulièrement plaisir. Et celui de Mégot, peut sans nul doute, dans cette catégorie s’inscrire. Après 3 ans d’absence de la scène bisontine, le chanteur sera en concert au Scénacle le 16 décembre prochain, à l’invitation de l’association Bisontines-Bisontins. « Le Scénacle voulait organiser un concert » raconte l’artiste. « Ses responsables m’ont demandé si cela m’intéressait. » Et le chanteur a dit oui. Par amitié et parce que la recette (les spectateurs sont invités à amener 1 jouet pour les Restos du cœur) participera à une action de solidarité.

Des nouvelles chansons pour l’occasion

Pour l’événement, le chanteur proposera une avant-première de son spectacle baptisé les « Invendus », un spectacle composé de chansons vieilles de 30 ans ou de 3 mois. Au choix. « J’ai une vingtaine de nouvelles chansons et 8 anciennes » poursuit Maurice Boguet. « Parmi elles, il y en a une baptisée .Les murs de mai qui évoque les slogans de mai 68. En cette année 2018, j’avais envie que la France commémore cette période passée mais ce ne fut pas trop le cas à mon goût. En 1968, ouvriers et étudiants ont trouvé un ennemi commun pour s’unir. Aujourd’hui on ne voit plus que des cheveux blancs ou des moins de 25 ans dans les manifs», pas de nostalgie à outrance pourtant, pour cet artiste qui sait masquer ses états d’âme quand il s’agit d’inviter à la générosité. Ainsi son spectacle proposera des chansons promises à de belles envolées : « Au saut du nid » une chanson si belle qu’elle donne des ailes, « La Porte » l’un de ses poèmes les plus doux sur les galères contemporaines ou encore la jolie « Molly » à qui personne ne pose problème mais que personne n’aime. « A l’époque de Molly, j’étais dans un bar de Rivotte baptisé la Nuit Blanche » raconte l’artiste. « Une femme m’a parlé de sa vie de manière improbable et j’ai été touché. En rentrant de cette soirée je me suis arrêté place du Marché et j’ai commencé à écrire. Une fois arrivé chez moi à Planoise, la chanson était terminée ». Et le public allait vite l’adopter. Tout comme il allait vite adopter son auteur qu’un quotidien québécois a un jour intronisé frère spirituel des Brassens, Renaud ou Souchon.

Alexandre Arbey